Je joue avec les étoiles :
mille lumières délectent ma vue.
Je sens l’odeur de la mer,
je goûte sa salsure...
La lune se cache à moi
derrière deux nuages :
silencieuse, elle réflechit son profil
dans la glace noire de l’eau,
pendant que les flots caressent mes pieds.
Maintenant est gris mon cœur,
Comme les nuages qui couvrent la lune.
Il est vide le monde entier,
avec sa faiblesse
avec sa superficialité
avec sa...solitude.
Oui, la solitude est le mal du monde,
l’homme est seul
mais il ne le comprend pas !
Il doit arrêter sa course continue
vers le néant...
il doit s’arrêter !
Et maintenant je m’arrête,
je regarde la lune :
elle est enfin libre de nuages !
Et mon cœur ?
Il n’est plus gris,
il n’est plus esclave de la mélancolie :
mon cœur est libre.